Sans Samoule, la fête est moins cool!
2026-06-05
1er jour toute seule! En raison du stress j’ai presque pas dormi ( pourtant dans un lit!), mais aussi parce que mon voisin de dortoir a fait un boucan en rentrant à 4h00 et après n’a fait que ronfler comme un charretier jusqu’à mon départ vers 9h00.
Sur le vélo qui est resté dehors, on a volé le porte gourde de Camille et la pompe à vélo de Samoule 😬😬😬
Petit dej dans un café puis regonflage gratos chez une reparatrice de vélo très gentille.
Je galère à sortir de Trieste avec les travaux partout. Une fois partie pour de bon la route est magnifique le long de la mer. Il y a une sorte de remblais aménagé jusqu’à un château de Francois Ferdinand d’Autriche Hongrie qui s’était fait construire une résidence secondaire un peu kitsch ici. Beaucoup de touristes y passent cependant.
Ensuite route avec plus de voitures + dénivelé mais toujours un petit rebord pour les vélos tout de même.
A Monfalcone, je suis piegée comme une ratonne sous un porche, une pluie déluvienne s’étant déclanchée. J’avais si faim mon dieu. Un homme en costard, qui attendait avec moi, a peut-être entendu mon ventre gargouiller, car il me propose son sandwich. Sauf qu’il a mangé dedans, on voit ses ptites traces de dents. Ca me rebute un peu, alors je refuse gentimmemt, même si ca partait d’une bonne intention! Bye à l’homme au sandwich croqué, puis courses à eurospin, je mange du melon hmmm, encore sous un porche.
Une fois la pluie calmée, reprise de la route vers Grado et sa lagune, traversant une réserve naturelle trop cool car j’étais dans la forêt, traversant les étangs, croisant des polonais kiffeurs.
L’après-midi est un peu longue, tout de même, sans personne à qui parler. J’etais terriblement trainarde, comme je le craignais, car à deux on se se motivait à avancer. Il était bien pratique le feu Samoule!
J’arrive bien fatiguée au camping recommandé par Jojo, sur une petite île de la lagune. Ca fait très hippie et reclu. Ma tente est au bord de l’eau. Je sympatise au départ avec un Suèdois de 50 ans, qui avait l’air drôle avec son turban sur la tête. Il a fait une blague douteuse, genre ” les moustiques sont encore pire que les femmes rharharha” et j’me suis dit rho flemme. Alors j’ai changé de cible et j’ai mangé avec un couple d’ allemands de Kölln. Le monsieur ressemblait à Laurent le père de Maëlle Brasselet (non il n’était pas juste chauve). Ils m’ont conseillée d’aller dans un camping à Venise qu’avec des “cool poeple”, auquel ils vont tous les ans, hâte de voir!
Nuit de tempête, j’appelle Samoule pour qu’on stresse ensemble. Je m’endors, sur mon matelas bombé, en ignorant la pluie qui mouille quand même bien la tente. Tout va bien, je suis pas mourru
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